mardi, août 09, 2005

douloureuses et lentes seront ces agonies

en voici dévoilées la seconde partie (format huffyuv) et la troisième partie (format indeo).
Et pour les (a)mateurs , voici les previews au format quicktime :












part 1 by larash






part 2 by eM Tv






part 3 by nezé
 


et si vous préférez, les previews real des premiers derniers plans du cadavre exquis sont ici (larash - real - part1), là (eM Tv - real - part2) et là (nezé - real - part3).

mardi, mai 31, 2005

La mort est mon métier

Avec (un) beau cadavre délicieusement exquis, fébrilement garni,honoré, ils jouent, krashent les mots, negationnent, ou, pire, quasi-refusent simplement (les) tristes utopies violement whack (de l') x-trem zoom.


Commençons par des choses simples : Le cadavre exquis.
Petite contrainte simple et amusante (rira bien qui rira le dernier).
Ah oui? et bien rajoutons-en :

Utilisation du dernier plan de la séquence du joueur précédent comme premier plan de la séquence suivante(oui, un cadavre exquis, quoi...)
Pas de zoom ou de travelling dans l'axe.
Low res : 640x480 max (ça c'est pour que tout le monde puisse jouer, ex : mode caméra d'un appareil photo)
Pas de prise de plus de 4''
Séquence totale de 15'' (exactement!)

Voila... bon j'ai commencé, mon dernier plan est accessible sur ce lien.

Pour documentation, je vous conseille instantanément cette page-là.

Langage

L' objet-film est un discours du cinéma en tant que langage (il est vrai qu'on peut considerer chaque film comme étant LE discours de son propre langage, mais c'est vrai aussi pour l'oeuvre littéraire, néanmoins les mots utilisés dans un texte sont des éléments d'un système langagier qui dépasse les frontieres del'oeuvre. De même pour les films. Je ne prétend pas avoir répondu à la question, juste, c'est pas mon propos).

La séquence (qui est "une suite de plans généralement dans le même lieu" dixit Larousse serait alors le mot. C'est l'élément minimum de sens (par définition... je dirai par définition auto-justificative, vu qu'on définit une séquence en ceci que la suite de plans en question a une cohérence particuliere à l'intérieur du film. Vous m'opposerez que cohérence ne veut pas nécéssairement dire sens, je répondrai que cette cohérence peut-être de l'ordre du signifiant ou du poetique, ou les deux, de préférence, mais rien d'autre, et que la somme de l'ensemble signifiant et de l'ensemble poétique d'un film EST son sens ). Il est vrai que le sens de chaque séquence ne peut forcément etre isolé, mais si ça prouve quoi que ce soit, c'est juste que le cinéma est un langage encore moins bijectif que l'oral....

L'unité inférieure, équivalent de la syllabe est le plan (et il y a de plans-séquences, comme il y a des mots mono-syllabiques. A l'opposé, il doit être possible d'envisager une "séquence-film", film constitué d'une seule séquence).En effet, Il ne porte pas de sens en lui-même (oui, ça arrive, mais "où", c'est une seule syllabe, non? et ça a un sens ou pas?), mais a néanmoins une influence directe sur le sens de la séquence (et je ne pourrai reparler de poétique). Changez un plan dans une séquence, et vous la modifiez radicalement (pas forcément, c'est vrai...mais "amoral" et "immoral" non plus, en revanche, "appartement" et "département"...) .

Une fois ceci posé (et de façon aussi temporaire que ce groupe en décidera), il devient très aisé (qui a parlé du metro?) de nous réapproprier le principe d'écriture sous contrainte, en particulier toutes ces histoires de permutation (cf le site de l'OuLiPo des exemples de contraintes).

lundi, mai 30, 2005

il va falloir relever nos manches si l'on ne veut pas passer pour des pioches

Pour paragrinder sans scrupules Raymond Queneau sur la question, David Hilbert attendait le train pour Koenigsberg en gare de Berlin quand il pensa "au lieu de points, de droites et de plans, on pourrait tout aussi bien employer les mots tables, chaises et vidrecomes.". Queneau ajouta qu'utiliser les mots "mots", "phrases" et "paragraphes" en lieu et place de "points", "droites" ou "plans" permet de fonder une axiomatique de la littérature.
De la à utiliser "plan", "scène" ou "séquence" et l'OuViPo existait, au moins potentiellement, au plus vidéotérairement.

L'image est un bruit comme les autres.

C'était vraiment trop facile de juste faire des films et lutter pour en etre satisfait.
On va corser un peu l'histoire, et prendre un peu d'indépendance.
La forme détermine le fond, alors allons à l'essentiel... (le plus dur c'était de sortir de la cave!)
C'est de la contrainte que nait la liberté, il fallait un lieux commun de reflexion.
Il sera question ici de triturages, de narration, de déconstruction, de réalisation sous la torture, d'effort et de plaisir.
On parlera d'échange et de collaboration, de réalisations altérnées, d'équipe, de montages successifs.
On utilisera la substitution, la modification, la disparition, l'exercice de style.
On evoquera le changement de paradigme, mais aussi de syntagme.

Rien ne nous arretera dans l'escalade de la contrainte, il n'est rien que nous ne saurions nous interdire.

Mort à la création libre! Vive la frustration et l'auto-censure formelle

Rien de tout cela n'a vraiment de sens.
Donnons lui une forme.
Et surtout, célébrons l'innanité de la dychotomie (et le plaisir de se relire!).

dimanche, mai 29, 2005

Création du forum OuViPo

Ouvipo est une projection des principes de l'oulipo (http://www.oulipo.net/) sur un média vidéo